Je roule depuis début 2006 en ville de Genève avec un vélo électrique. Par ces quelques lignes j’aimerai témoigner de mon expérience afin que vous puissiez en retirer de sages bénéfices.
Depuis l’adolescence je m’intéresse à tout ce qui tourne autour du développement durable. Mais dans les années 70-80-90 ce n’est guère à la mode. Très peu de projet ou réalisation émerge de cette époque. A cette période l’écologie à comme effigie, un Homo sapiens barbus et chaussé de sabots. C’est tellement vrai que mon professeur de biologie fervent écologiste avait cette allure si caractéristique.
Au fil du temps mon métier s’est profilé comme technicien/commercial en informatique. J’exerce toujours cette profession avec beaucoup de satisfaction.
Parallèlement, j’essaie à ma manière, de faire évoluer les mentalités par des actes réels dans le domaine des transports.
L’histoire commence en 1989. J’équipe le magasin d’informatique pour lequel je travaille d’un vélo avec attelage pour le transport de marchandises en ville de Genève. Cette histoire tourne court, le poids, la fatigue, la qualité générale de la mécanique ne permet pas un usage intensif de ce mode de transport dans le cadre de nos activités.
Par la suite, j’ai rencontré un marchand de panneaux solaires qui vendait une voiture tricycle mu par un moteur électrique.
Emballé par l’objet j’en fis l’acquisition. Finalement, je fus déçu de la piètre qualité du produit. La voiture finit à la casse après 15 mois. Depuis, je n’ai pas fait d’autres tentatives l’épisode de la voiture m’avait refroidi.
En 2005, un marchand de vélo électrique s’installe dans mon quartier et je craque pour un modèle à Frs. 1500.--, résultat mitigé, puis encore 2 autres modèles que je rends très rapidement car la qualité n’est pas au rendez-vous. Mon marchand a été très correct. Le problème a été réglé par le remplacement des vélos en pannes, par un vélo Estelle.
Je reçois le vélo en août 2006.
Un vrai régal. Le vélo Estelle est très agréable. C’est d’abord un vélo de route, solide, avec une suspension sur la roue avant et un amortisseur sous le siège. Une version suspendue du vélo existe.
La vitesse de croisière est de 32-34 km/h (données constructeur). Le moteur, fabriqué en Allemagne, développe 500W sous 36V. J’ai choisi le pack batterie 2 x 8 Ah avec lequel mon rayon d’action est de 34 à 48km selon les conditions (140kg en charge).
J’utilise mon vélo tout les jours. Je parcoure en moyenne 15-20 km avec parfois des journées à 40-45 km. Plusieurs fois par semaine, j’effectue des livraisons de matériels informatiques à l’aide d’une remorque. Le samedi je fais régulièrement les courses pour la famille. Avant, je faisais cette opération avec la voiture familiale. Aujourd’hui, avec la remorque et les 2 sacoches de cotés je peux emporter 30-40 kg de course. Avantage de ce mode de transport ; on achète moins car il y a moins de place que dans une voiture. Je parque le vélo devant l’entrée des magasins. Je suis souvent interpellé pour des félicitations de la part de passant.
J’ai choisi une petite remorque fixée sur l’axe de la roue arrière. Elle me permet de livrer un ordinateur et un écran plat sans souci. Je dois toutefois, effectuer un amarrage correct des marchandises. En effet, les vibrations importantes et les virages sont des paramètres très important dans la sécurité des marchandises. Pour les sacoches j’ai choisi un modèle en tissu.
Ce type d’utilisation intensif fait apparaitre rapidement les faiblesses du matériel. Après 3000km j’ai du refaire le rayonnage de la roue arrière. Mon poids élevé 110Kg plus le vélo 30 kg et en supplément les différentes charges. Il peut arriver que le poids total approche les 150 kg. Avec un poids pareil la roue souffre énormément. La moindre aspérité de la route augmente par effet de l’attraction terrestre des forces importantes que les rayons doivent encaisser. Je conseille d’effectuer dès l’achat un renforcement de la roue arrière si votre poids est supérieur à 95 kg. J’ai aussi cassés quelques boulons (support batterie) je l’ai aient remplacés par des boulons super résistant trouvé chez un quincailler spécialisé. Le pneu arrière d’origine Schwalbe Marathon ayant subit une déchirure à cause d’un objet coupant à été changé par un pneu quelconque, il est déjà super usé, alors que le pneu d’origine de la roue avant est peu détérioré.
D’autres avantages sont importants à mentionner. L’absence de bruit désagréable pour soi et pour les autres. Baisse significative du budget amende. Même le scootériste, est aujourd’hui la cible des amendes d’ordres pour des broutilles parfois très chère. Pour n’en citer qu’une qui me semble la plus absurde, celle qui consiste à coller un papillon pour avoir roulé sur les voies de bus. Comment imaginer un 2 roues resté derrière une longue file de voiture. Pour ce qui est du cout du carburant, assurance, prix des réparations, émolument administratif, taxe cantonale y tout simplement pas photo. J’ai toujours une voiture, car le vélo ne peut pas la remplacer. L’usage du vélo m’a fait économiser sur le carburant et les réparations.
A suivre….
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